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ACRE : exonération de charges au démarrage

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ACRE : exonération de charges au démarrage de l'entreprise

Au lancement d’une activité, chaque euro compte. L’ACRE, l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise, allège justement les cotisations sociales des premiers mois. Longtemps automatique pour les micro-entrepreneurs, elle est aujourd’hui soumise à conditions et à une demande dans les délais. Voici ce qu’il faut comprendre pour ne pas passer à côté, en s’appuyant sur les repères de l’Urssaf et de Bpifrance Création.

Qu’est-ce que l’ACRE ?

L’ACRE (ex-ACCRE) est une exonération partielle de cotisations sociales accordée en début d’activité aux créateurs et repreneurs d’entreprise. Elle ne supprime pas toutes les charges : elle réduit, pendant une période limitée, la part des cotisations qui financent la maladie, la maternité, la retraite de base, l’invalidité-décès et les allocations familiales. L’objectif est de soulager la trésorerie au moment où le chiffre d’affaires est encore faible et où la jeune structure doit faire ses preuves.

ACRE : exonération de charges au démarrage de l'entreprise
L’ACRE allège les cotisations sociales pendant la première période d’activité.

Qui peut en bénéficier ?

Le dispositif vise un large public de créateurs, mais il n’est pas ouvert sans limite. Selon l’Urssaf, en sont notamment exclues les personnes qui ont déjà bénéficié de l’ACRE au cours des trois années précédentes. Un délai de carence d’une année civile complète s’applique également en cas de cessation puis de reprise d’une activité sous le régime de la micro-entreprise. Au-delà de ces règles communes, certains profils (demandeurs d’emploi indemnisés ou non, bénéficiaires de minima sociaux, jeunes, repreneurs dans certaines zones) ont historiquement été visés en priorité : c’est l’éligibilité précise du moment qu’il faut vérifier sur le site de l’Urssaf avant de déposer un dossier.

Combien dure l’exonération et de quel montant ?

Pour le micro-entrepreneur, l’ACRE prend la forme d’un taux de cotisations sociales minoré appliqué jusqu’à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d’activité, soit environ la première année. Concrètement, au lieu de régler le taux plein lors de chaque déclaration de chiffre d’affaires, l’auto-entrepreneur applique un taux réduit. Pour les entreprises hors micro (société, entreprise individuelle au réel), l’exonération porte plutôt sur une partie des cotisations pendant douze mois, totale en dessous d’un certain niveau de revenu puis dégressive. Les taux exacts évoluant régulièrement, le plus sûr est de les confirmer sur l’outil de l’Urssaf au moment de la création.

La demande : une étape devenue indispensable

Contrairement à une idée répandue, l’ACRE n’est plus automatique pour les micro-entrepreneurs : il faut en faire la demande. L’Urssaf annonce d’ailleurs un renforcement de cette règle : à compter du 1er janvier 2026, les travailleurs indépendants devront déposer leur demande auprès de l’Urssaf dans un délai maximum de 60 jours suivant la date de début d’activité. L’organisme statue ensuite, en principe sous un mois, et délivre une attestation consultable dans l’espace en ligne. Mieux vaut donc anticiper cette formalité dès l’immatriculation pour ne pas perdre le bénéfice de l’aide.

Une aide à intégrer dans son plan de départ

L’ACRE n’est qu’un levier parmi d’autres au lancement. Elle se combine avec le choix du statut, le régime de TVA et l’organisation comptable des débuts. Pour estimer l’impact réel sur vos premières échéances, il est utile de la relier au calcul des charges sociales de l’auto-entrepreneur et, plus largement, aux hypothèses de votre business plan. Une exonération temporaire ne doit jamais faire oublier le niveau de charges qui s’appliquera ensuite, une fois la période d’ACRE terminée.

Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel. Les conditions d’éligibilité, les taux et les délais de l’ACRE évoluant régulièrement, vérifiez les règles en vigueur sur urssaf.fr avant toute démarche.

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